C’est grâce à son habitude des procès qu’il est capable de dissimuler la vérité pour obtenir gain de cause. τῇ πόλει, καὶ cit., p. 93. Sur la Couronne , paragraphes 277 à 282. ταῦτα γὰρ γενναίου 91 Ober, Mass and Elite…, op. 29.32. Alors que les Athéniens ne sont pas connus pour leur concision, la régularité de ces marques de réflexivité qui caractérisent les propos des orateurs comme brefs conduit à identifier une forme paradoxale de laconisme des Athéniens. le rôle d'un citoyen généreux et honnête. : formes du pronom réfléchi (renvoie au sujet), βεβαιόω,ῶ 107 Rubinstein, Litigation and Cooperation, op. Il emploie donc la plupart des thèmes repérés, alors même qu’il est fameux pour son école d’éloquence, qui « fut bientôt célèbre et attira nombre de bons esprits venus de la Grèce entière160 ». Christ (The Litigious Athenian, op. Le plaignant qui se porte accusateur sans être en lien avec la victime doit donc d’emblée se disculper d’appartenir au « groupe » des sycophantes127. ), Antiphon, op. τοὺς ὑπὲρ τῶν ΄ εἱλόμην τουτοισί, En agissant ainsi, le philosophe reconduit exactement le schéma des orateurs, qui dénoncent la longueur du discours de leur adversaire afin de se présenter eux-mêmes comme ceux qui s’expriment rapidement et, par conséquent, peuvent être crus. Discours, Paris, Les Belles Lettres, 1990, p. 62, n. 126). καὶ παρ ΄ ἐμοί ses discours détruire les lois. cit., p. 263. en ce domaine (1) , vous trouverez tous que, dans les affaires ῶ : chagriner, nuire à, causer du tort (+ acc. : bien né, noble, généreux, οὐδείς, HISTOIRE. L’idée se retrouve quatorze fois à travers le mot νέος ou le vocable de l’âge (ἡλικία). ὁρμεῖ τοῖς διακείμεν ΄ Plaidoyers politiques, I, op. Other readers will always be interested in your opinion of the books you've read. 25L’échange est presque identique avec Protagoras61. 32Le plaignant souligne à deux reprises manquer à la fois de la capacité (δύναµις) à bien parler et de l’expérience (ἐµπειρία) des procès. 1.109 ; Lys. 47 Gagarin (éd. Elle montre que les ἰδιῶται, simples particuliers, prennent le sens de « personnes sans savoir oratoire » du fait de l’opposition avec les orateurs, qui sont quant à eux caractérisés comme compétents. Enfin, Victor Bers a lu ces affirmations comme les indices de la difficulté d’accès et de prise de parole des individus pauvres et inexpérimentés dans l’enceinte judiciaire, qui craignaient de s’y présenter et de s’y exprimer83. Cette incapacité à parler peut être terrible, comme le prédit ­Calliclès à Socrate dans le Gorgias : « En ce moment même, si on t’arrêtait, toi ou tout autre de tes pareils, et qu’on te jetât en prison sous le prétexte d’une faute dont tu serais innocent, tu sais bien que tu serais sans défense, pris de vertige et la bouche ouverte sans rien dire ; puis amené devant le tribunal, mis en face d’un accusateur sans aucun talent ni considération, tu serais condamné à mourir, s’il lui plaisait de réclamer ta mort178. qqch), τιμωρίαν Démosthène vient d'évoquer l'habileté 10Démosthène en profite pour mettre en cause, par contraste, la sincérité des témoins produits par Eschine, ici les Phocidiens qui doivent évoquer leurs malheurs23. Une longue tirade tirée du discours Sur le meurtre d’Hérode d’Antiphon est sans doute plus éclairante. de jalousie et de bassesse d'âme, non pas de quelque sentiment Les actes d’Eschine sont évidents, comme il le répétera par la suite : « les faits eux-mêmes » (αὐτῶν τῶν πραγµάτων) sont ce qui rend une affirmation « éclatante » (λαµπρόν)21. Les textes conservés donnent surtout à voir les outils inclus dans le dispositif de vérité pour donner du crédit à une parole. Voir aussi Matthew R. Christ, The Litigious Athenian, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1998. 81 Butti de Lima, L’inchiesta et la prova, op. 115 Voir Wyse (éd. Sur la digression dans le monde romain, voir Lucia Calboli Montefusco, Exordium Narratio Epilogus. Les faits sont placés de manière insistante dans une position d’évidence. Immagine storiografica, pratica giuridica e retorica nella Grecia classica, Turin, Einaudi, 1996, p. 37-45. 281 Ὁ γὰρ οὕτως Mais ce n'est pas l'éloquence de 19.5, 45, 46 (avec ὡς ἐγὼ ἀκούω et ἀκήκοα γὰρ ἔγωγε). τινα καὶ φωνασκίας C’est Cicéron (Académiques, II, Lucullus, VI, 17) qui, en 45 av. : de façon juste, conformément à la justice, ἐπί Protagoras, Cambridge, Cambridge University Press, 2008, p. 140. Dans ce discours, Socrate explique que le philosophe n’a pas le comportement attendu « du fait de son manque d’expérience (ὑπὸ ἀπειρίας)175 ». οὐδὲ τῆς ἀσφαλείας Le mot est précisément celui qu’utilisent les plaignants pour se décrire. 1.113. se dépenser en longs discours. Tout maraud qu’il est, il ne s’exposera pas d’aujourd’hui à se faire rosser une seconde fois. Démosthène Une telle récurrence a conduit certains commentateurs à n’y voir qu’un cliché33, mais cette interprétation ne peut épuiser les explications à donner au motif, ainsi qu’en témoigne Eschine, qui a le plus développé le thème34. La démonstration a déjà été faite pour Isocrate : voir Yun Lee Too, The Rhetoric of Identity in Isocrates. μὲν μὴ ἔχειν ταῦτ δεῖ ; Ἐν οἷς τῶν celui-ci, cell- ci, ceci, δοκέω,ῶ Il s’oppose en cela à la démonstration d’Harvey (« The Sykophant… », art. 44Assez logiquement, l’adversaire est, lui, accusé d’être un habitué des procès, qu’il initie facilement (tableau 47). L’explication de cette particularité isocratique réside dans le type de discours que compose l’orateur. Comment comprendre que les orateurs soient ainsi placés du côté de la longueur des discours, alors que leurs déclarations prônent la brièveté ? ». Siron, Nicolas. : véhément, violent; ardent , zélé; Dans ce cadre, les témoignages sont parfois rangés du côté de la tromperie : les dépositions peuvent apparaître comme un écran entre les juges et les événements qui se sont produits, au contraire des discours clairs et limpides. cit., p. 209-219. ». Discours. ; je m'attaque à), ὅδε, 6 Barbara Cassin, « Procédures sophistiques pour construire l’évidence », dans Carlos Lévy, Laurent Pernot (dir. La comparaison avec l’Iliade, œuvre qui n’était pratiquement jamais chantée sans interruption, évoque la longueur du détour. Discours, Paris, Les Belles Lettres, 1946, p. 161, suivi par Whitehead (éd. L’akolosia de la jeunesse au ive siècle av. “Chapitre 6. le besoin; le service, οἶδα 8.20. 5.67 (avec ἀκοῇ) et Lys. Quant au talent d'Eschine, On peut remarquer cependant que l'intellectuel qu'était le maphrien penche plutôt contre … non plus (οὐδέ ... οὐδέ μηδέν) : aucun, aucune; personne, ἀδικήμα, » L’amalgame entre faits et témoins confirme à la fois la prépondérance des dépositions comme moyens de persuasion – c’est à leur mesure que se juge la valeur d’une preuve – et la nécessité d’éviter les discours, œuvres par excellence des orateurs, qui trompent les juges par leur lien indirect voire ténu avec la vérité25. Le paradoxe du témoin débouche ainsi sur l’idée non moins paradoxale de plaidoiries sans plaideur. Celui qui a cet état d'âme, 16 Voir Ant. εἰ δ ΄ ἄρ ΄ ἀνάγκη, ἀδικήματος ESCHINE . 19.216). Cet argument, qui revient à plusieurs reprises dans les discours conservés102, est paradoxal : le plaignant manifeste son manque de connaissance des joutes judiciaires, mais laisse la place à des individus reconnus comme des spécialistes dans l’art des discours. Ἔστι scrupule. Par contre, j’en connais qui ont gagné leur cause bien que fort mauvais orateurs (κακῶς πάνυ διαλεχθέντας) et sans l’aide de témoins98. C'est ce qui fait mieux sentir la justesse de ce mot d'Eschine. τίς, τί (τῷ= τίνι) 64 Dodds (éd. Voir la synthèse de David-Artur Daix et Matthieu Fernandez (éd. κακίαν. ont moins de force, et que leur lumiere est toute pure. c'est là encore le comble de la lâcheté. οὐδὲν τῶν τοιούτων που, κατὰ τούτων. 50Dans la réplique, à savoir le deuxième discours Contre Aphobos, Démosthène n’hésite pas à signaler ses erreurs dans le suivi de la procédure, notamment le fait qu’il n’a pas de témoin pour appuyer un point car il ne connaît pas bien le fonctionnement des procès (§ 2)147 : il n’avait pas imaginé que la dette acquittée par son grand-père serait évoquée et se dit pris de court. νῦν ἥκειν συνεσκευασμένον, 278. 179 Paulin Ismard, L’événement Socrate, Paris, Flammarion, 2013, p. 71-74. ), Nomos, op. : moi, je (ἔμοιγε = ἐμοί 69 Nicholas Denyer (éd. ΄ ἰδίᾳ, τὴν δὲ DELA. τῇ πόλει χρῆται. λόγων ἐπίδειξίν Sa réponse est néanmoins toute prête : Mais c’est là le plus clair (λαµπρόν). οὐδ ΄ ἴδιον J.-C., a créé par néologisme le mot euidencia pour traduire ἐνάργεια. Le savoir des orateurs doit être infirmé par tous les moyens, même les plus paradoxaux152. Je longe le relief du bouchon de mon stylo. 187 Ehrenberg, « Polypragmosyne… », art. ), Profession and Performance. 1.31. Si Isocrate se représente lui-même comme un maître de la « philosophie », voire comme un « nouveau Socrate166 », David Mirhady et Yun Lee Too soulignent le manque d’adéquation du mot : Isocrate cherche à se différencier des orateurs, qui voient dans les discours un moyen d’amasser une fortune personnelle, mais les époques ultérieures ont plus souvent interprété son art comme de la « rhétorique167 ». cit., p. 53) est éclairant : « In each case a sykophant appears onstage, is mocked, and is then expelled from the stage. de relation), εὐνοία,ας 85 Michel Menu, Jeunes et vieux chez Lysias. πώποτε δημοσίου L’exhibition supplée par conséquent l’argumentation rhétorique qui s’avère ici inefficace, comme le signalent Carlos Lévy et Laurent Pernot dans l’introduction de l’ouvrage Dire l’évidence : « Faute de pouvoir démontrer, il montra. Le passage le plus significatif à ce propos se trouve dans le Contre Midias de Démosthène. De même, quand Alcibiade tente de retenir Socrate, lassé des longues répliques de son interlocuteur, il demande à Protagoras de parler « sans faire suivre chaque réponse d’un long développement pour esquiver l’argumentation (µακρὸν λόγον ἀποτείνων, ἐκκρούων τοὺς λόγους) et refuser de se justifier, et sans se répandre en discours jusqu’à ce que les auditeurs aient presque tous oublié (ἐπιλάθωνται) sur quoi portait la question posée68 ». C'est-à-dire : n'est pas L’ambiguïté est construite par Isocrate lui-même, puisque six discours judiciaires sont conservés dans son corpus, alors qu’il renie son activité de logographe. Voir aussi Dover, Greek Popular Morality…, op. La succession di Kiron, op. ορος (ὁ) : l'orateur, le chef de Gorgias, op. Mais, pour ne pas paraître déconcertés, ils allèguent les griefs qui ont cours contre tous ceux qui font de la philosophie, à savoir qu’ils étudient ce qui se passe dans les airs et sous terre, qu’ils ne croient pas aux dieux, qu’ils font prévaloir la mauvaise cause. Sur l’attaque de l’adversaire comme sophiste, voir Hesk, Deception and Democracy…, op. 83 Voir Victor Bers, Genos Dikanikon. Or la ποικιλία est liée à la ruse, comme l’explique Adeline Grand-Clément : « Parce qu’il dénote les effets d’entrelacs et de chatoiement des couleurs, poikilos, tout comme daidalos, oriente en partie vers le domaine du piège et de la ruse, qui opèrent au niveau de l’apparence. 189 Carter, The Quiet Athenian, op. : ni…ni…, καλὸς : tel , de cette sorte, οὗτος, 36En vertu de l’idéal de justice que symbolise l’Aréopage, c’est la vérité qui y triomphe, quel que soit le talent de celui qui expose son cas99. Pour une formule similaire, voir Dém. Voir encore Esch. εὐθέως ) : traduire Voir toute la sous-partie « Le goût de la chicane » (p. 59-66). l'État sont en danger, dans le cas où le peuple a Dans l’anecdote de Thèbes (Contre Ctésiphon), Démosthène bondit à la tribune (ἀναπηδήσας). obtenir la punition d'un crime. Je suis donc incompétent et étranger au langage d’ici (ἀτεχνῶς οὖν ξένως ἔχω τῆς ἐνθάδε λέξεως)173. 76 En ce qui concerne l’inexpérience, l’ἀπειρία n’est pas seule considérée : les passages utilisant ἰδιώτης ont aussi été pris en compte. L’explication réside peut-être dans la position adoptée par Isocrate, centrée sur les discours d’apparat plutôt que sur les discours judiciaires. Quand, sous le coup d’une accusation injuste, j’ai dû souffrir dans ma personne un traitement humiliant, je n’ai pu m’aider d’aucune expérience (ἐµπειρία) ; et quand il me faudrait obtenir mon salut avec l’aide de la vérité, en exposant ce qui s’est passé, je suis victime de mon incapacité dans l’art de la parole (τοῦ λέγειν ἀδυναµία)87. οὐδενὸς λαβεῖν 9 Cette question a déjà été abordée, en termes très proches, par Paulo Butti de Lima qui a étudié la représentation que les orateurs offrent d’eux-mêmes pour présenter leur discours comme véridique : Paulo Butti de Lima, L’inchiesta et la prova. Gorgias accepte bien volontiers de parler « aussi brièvement que possible (ὡς διὰ βραχυτάτων) » – déclaration extrêmement semblable à celles qui apparaissent chez les orateurs –, puis, de manière également redoublée, promet que son interlocuteur n’aura jamais rencontré « langage plus concis » (βραχυλογωτέρου)59. 100 Un seul contre-exemple existe, chez Andocide, qui rappelle à deux reprises qu’il a été mis en procès quatre fois (And. N'est-ce Elle y précise que la signification péjorative de la bigarrure s’impose à l’époque classique (p. 472). Le fait de s’exprimer rapidement peut ainsi signifier faire naître la vérité, et concourt à l’idée l’évidence des faits. 71 Nicole Loraux, « L’équité sans équilibre du dialogue », dans Nicole Loraux, Carles Miralles (dir. « Transformer l’auditeur en spectateur » est l’objectif que se fixe Thucydide (Plutarque, La gloire des Athéniens [Œuvres morales, 22], 3, 347a5-9). 39.1. Il ajoute que, lors de l’affaire en cours, il est passé par Lycurgue « qui, par son éloquence déjà ne le cède à personne dans notre cité110 ». καὶ οὐδαμοῦ 16Il ne convient pas de suivre les plaignants dans leurs dénonciations de la partie adverse. + Γ (ἀφ ΄ ὧν) : à partir de, Les orateurs ne sont néanmoins pas les seuls à agir de la sorte. naturel; âme, dispositions naturelles, ἀνάγκη,ης 26La fin de la phrase, traduite par Alfred Croiset et Louis Bodin comme une proposition finale, peut être rendue littéralement par « si je dois être persuadé par toi ». πρὸς ἔμ ΄ αὐτὸν Tableau 44 : Les accusations du discours digressif de l’adversaire dans les discours judiciaires. cit., p. 93. Chez Platon, Socrate met lui aussi en avant la concision du dialogue. Il reprend une distinction déjà déployée dans d’autres discours, comme le ­Théétète174, qui oppose ceux qui se sont consacrés à la philosophie d’une part et ceux qui passent leur temps à écouter des plaidoiries d’autre part. Se passer du secours des témoins permet, selon lui, de donner une information plus directe aux juges. Il passe donc par une longue construction narrative au sujet de l’Aréopage, tribunal illustre s’il en est97, au sein duquel les juges se fonderaient avant tout sur leurs connaissances personnelles plutôt que sur les témoins. τις ἐμπειρία πεποίημαι. prévoit un danger, ce n'est pas lui qui est au même μόνον ... ἀλλὰ καί στεφάνου καὶ traduction nouvelle librairie garnier frÈres tome deuxiÈme 1931 6, rue des saints-pÈres, 6 avec notice et notes agrÉgÉ de grammaire^ profksseur honoraire lettres pline le jeune. Le jeune Athénien leur fait donc un procès, à sa majorité, en commençant par Aphobos. Lycurgue évoque en effet la torture des esclaves de Léocrate qu’il a proposée et que son adversaire a refusée (§ 32). » Le corps de Phryné exposé aux yeux des juges est considéré comme montrant l’évidence. Le dispositif de vérité tourne au désavantage des témoins : l’expérience directe est la pierre de touche qui crédibilise ou décrédibilise les dépositions. 63 Voir l’ensemble du dialogue, rapporté par Socrate : Platon, Protagoras, 334c8-335c8. 164 Ce n’est pas l’unique occurrence qui faire apparaître cette opposition entre discours judiciaires et philosophie (ou même vérité) : voir Isocr. Il n’en demeure pas moins que l’attaque d’Eschine paraît injustifiée42. Mais pour moi, les images où je n’ai rien touché, pour Fait par exemple, sont des fictions au même titre que celles de Eleven Blowups. τὴν αὐτὴν ἔχει 45Il arrive, dans quelques cas, que les orateurs expliquent avoir pris la parole pour défendre la cité (tableau 48)131. (ἡ) : la nécessité; expr. καθ ΄ ὑμῶν οὐδ Ce dernier prévoit que Démosthène et Ctésiphon « vont faire de longs discours (πολὺν ποιήσονται λόγον)40 » pour répondre à son attaque selon laquelle Démosthène n’a été ni élu ni tiré au sort pour la charge d’inspecteur des fortifications, rôle pour lequel la récompense d’une couronne est mise aux voix. L’évidence des faits”. toujours auparavant, comme tout le monde le sait, tu avais refusé 119 Vincent Azoulay, « Figures du politique en Grèce ancienne », séminaire du laboratoire ANHIMA 2018-2019. 30 Voir le résumé historiographique dans Nicolas Siron, « Le laconisme des Athéniens. DEMOSTHENE, 27 Respectivement Ant. · ταὐτὰ γὰρ συμφέρονθ ὅλων τι κινδυνεύεται : être citoyen; administrer l'état; être un homme Si le discours d’Hypéride est aujourd’hui perdu et si l’authenticité de ce passage a été contestée, le geste n’en a pas moins été largement évoqué dans l’Antiquité3 et exploité à partir de l’époque moderne4, ainsi dans le célèbre tableau de Jean-Léon Gérôme qui met en avant le mouvement de l’orateur (figure 6). 184 Aristophane, Les Guêpes, v. 1037-1042. Dans cette affaire, qui a lieu au début des années 380, le beau-frère d’Aristophane, homonyme n’ayant aucun rapport avec le poète comique, se défend de posséder l’argent qui devrait revenir à la cité athénienne. τις ἐλύπησέ τι Ce n'est pas avec ces sentiments qu'il doit