La loi électorale du 31 mai 1850, dite « loi des Burgraves »[76], réduit ainsi l'électorat de 30 % sans pour autant remettre en cause le principe du suffrage universel : elle s'assure notamment que les électeurs ont résidé trois ans dans leur canton et prend d'autres dispositions qui éliminent dans les faits les plus pauvres et les militants du corps électoral[77]. 25/08/1976. Peu à peu, une répression des idées républicaines se met en place, servant les intérêts communs de Bonaparte et du parti de l'Ordre[70]. La Deuxième République, ou Seconde République , est le régime républicain de la France du 24 février 1848, date de la proclamation provisoire de la République à Paris, jusqu’à la proclamation de Louis-Napoléon Bonaparte comme empereur le 2 décembre 1852. Bien que les femmes restent exclues du suffrage universel mis en place à l'époque, elles s'expriment notamment par divers types de publications. Cependant, au début de la République, cette circulation est surtout aisée dans la capitale, ce qui explique la crainte des socialistes face à des élections législatives qu'ils jugent prématurées, mais aussi la différence des cibles de la propagande gouvernementale lors de ces mêmes élections : alors que les idées socialistes sont combattues à Paris, c'est la monarchie qui est crainte en province, où la population pourrait être amenée à suivre les notables[30]. Les paysans, oubliés par les réformes, restent en revanche distants vis-à-vis du nouveau régime[28]. Le Premier ministre est désigné par le président de la République pour déterminer et conduire la politique générale de la France. Tous ces travaux entraînent une meilleure compréhension, moins politisée, du régime[131]. Le 4 novembre, l'Assemblée vote le texte d'une Constitution élaborée par une commission depuis le 17 mai. La position de Bonaparte en sort renforcée[81]. Ledru-Rollin en obtient moins de 400 000, Raspail 37 000, et Lamartine moins de 18 000 tandis que Changarnier, bon dernier, est encore nettement derrière. Une partie du Paris populaire entre en insurrection le 22 pour protester contre cette fermeture. Le Président de la république est l'autorité suprême. Aux républicains « de la veille » se joignent donc les républicains « du lendemain », gagnés au nouveau régime : les légitimistes, notamment, profitent de cette occasion pour se débarrasser des Orléans. À la suite de ce vote, Bonaparte met en place une nouvelle Constitution en 1852. La peine de mort pour raisons politiques est également abolie, comme désaveu de cette Terreur[19],[20]. Amenée par la Révolution française, la Première République succède à la monarchie constitutionnelle qui disparaît le 10 août 1792 avec la prise du palais des Tuileries par les sans-culottes, annonçant une nouvelle guerre d'exercice du pouvoir en Europe. C'est là qu'est finalement mis au point le gouvernement provisoire, autour de cadres des courants de La Réforme et du National, ce dernier étant prépondérant. L'Illustration emploie ainsi des photos des personnalités ou des événements, comme la barricade de la rue Saint-Maur-Popincourt du 26 juin 1848, pour en tirer des gravures qu'elle publie[109]. Le parlement est divisé en deux chambres, Corps législatif et Sénat, contrairement à l'unique assemblée de 1848. Certaines s'engagent pour le droit au travail, ce qui leur permet d'obtenir des ateliers nationaux qui leur sont destinés. Sauf que ce qui marche pour un parti ne convient pas à un pays. Face à lui, l'opinion républicaine poursuit sa résistance, notamment lors des élections législatives complémentaires du 10 mars et du 28 avril 1850. Elle prend la place de la Monarchie de Juillet (1830-1848) qui voit le dernier règne d'un Roi (Louis-Philippe) en France et sera remplacée par le Second Empire (1852 - 1870). Emmanuel Macron La biographie et le portrait officiel du 8ème président de la Vème République, son rôle, son investiture.. Brigitte Macron Sa biographie et le portrait officiel, ses déplacements et rendez-vous, la charte de transparence.. Équipe du Président Le cabinet, les conseillers, l'État-major, les services de la Présidence de la République. S'y ajoutent donc Louis Blanc et Alexandre Martin, dit « l'ouvrier Albert ». Cette commission permet aux ouvriers d'obtenir, le 2 mars, que le gouvernement diminue d'une heure la durée de la journée de travail, qui passe de onze à dix heures à Paris et de douze à onze heures en province[24]. L’image d’un ancien président à la barre est sans précédent : Nicolas Sarkozy est le premier à comparaître devant un tribunal sous la Ve République. Cette mise au silence de la faction républicaine n'est pas sans conséquences sur les relations entre le président et le parti de l'Ordre, qui se sent désormais libre d'afficher des désaccords croissants avec Bonaparte, notamment en ce qui concerne ses idées sociales. Les indécis les plus influents, qui auraient pu permettre au régime de perdurer (comme Lamartine), penchent finalement dans le sens de l'insurrection — et donc de la République — et préparent un gouvernement provisoire[15]. La loi Falloux, votée en mars 1850, donne une plus grande place à l’Église dans l'enseignement, et une plus grande liberté aux préfets concernant la nomination et l'éviction des instituteurs. Ainsi, lors des débuts du régime, la polarisation se fait principalement entre les partisans d'une république sociale et les républicains plus modérés, ces derniers regroupant également des royalistes opportunément ralliés, provisoirement, au nouveau régime. C’est en effet dans la Deuxième République que la fonction présidentielle est mentionnée et que la France connait sont PREMIER Président. Une fusillade éclate également sur les boulevards, créant ensuite une certaine panique. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. À côté d'un président de la République, chef de l'exécutif, élu pour quatre ans au suffrage universel masculin et non rééligible immédiatement, siège une Assemblée législative élue pour trois ans au suffrage universel toujours masculin, qui vote les lois et contrôle le gouvernement. Le 1 er juillet 1960, la république du Ghana est proclamée et Nkrumah en devient le premier président. La nouvelle tendance est clairement affichée et, rapidement, certains préfets républicains sont remplacés par des anciens de la monarchie de Juillet ou des bonapartistes[63]. Il est habituellement choisi au sein de la majorité de l'Assemblée nationale ou parmi les personnalités proches de ce courant majoritaire. Le président de la République, il est à droite ou il est à gauche, mais comme il représente tous les Français, il doit faire attention de ne pas trop pencher d’un côté ou de l’autre. La mort de Louis-Philippe en 1850 semble en effet permettre d'établir une voie commune entre les deux factions. Il est écarté par le président Bédié au moyen du concept d'ivoirité : en 1995 et en 2000, cette loi l'empêche de se présenter à la présidentielle. La réaction au coup d’État du 2 décembre est représentative de l'évolution de l'engagement des populations. La Constitution annonce les grandes valeurs de la République : « Elle a pour principes la Liberté, l’Égalité, la Fraternité. Sa politique restant la même, le parti de l'Ordre finit par s'en accommoder[74]. Après la libération de Paris, en août 1944, le général de Gaulle, chef de la France libre en exil depuis l'armistice de 1940, exerce à son tour les fonctions de chef de l'État, cumulées avec celles de chef du gouvernement, en tant que président du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF)[3]. Cette déclaration marque la nature de la collaboration entre le président de la République et son Premier ministre François Fillon. Il est à la fois l’unique président de la Deuxième République, le premier chef d’État français élu au suffrage universel masculin, le 10 décembre 1848, le premier président de la République française, et après la proclamation de l’Empire le 2 décembre 1852, le dernier monarque du pays sous le nom de Napoléon III, empereur des Français. RDC : Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilo... mbo, a présidé, jeudi, Place Mandela, commune de la Gombe, la cérémonie d’inauguration, de quatre sauts de mouton construits dans la ville de Kinshasa (Mandela, SOCIMAT, Pompage et De bonhomme). 17 june 1997 - seul le prononcÉ fait foi le president.- Le 4 septembre 1870, en pleine guerre franco-allemande, la République est proclamée, avec à sa tête : Après l'invasion du pays par l'armée allemande, le président Albert Lebrun nomme à la présidence du Conseil le maréchal Pétain. Il avait été hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois pour des problèmes cardiaques. Après les journées de Juin et le tournant conservateur, une vague d'antiféminisme déferle. Il a remporté son premier mandat en décembre 2016 après deux tentatives précédentes infructueuses et est président du Ghana depuis janvier 2017. Bon… Quel est le nom du premier Président français ? Il a préside la France entre 1848 et 1851. Le gouvernement perd ses derniers éléments socialistes avec le départ de Flocon, mais aussi d'Hippolyte Carnot qui doit quitter l’Instruction publique le 5 juillet à la suite d'un vote de défiance, pour satisfaire notamment la droite cléricale qui apprécie peu d'avoir un tel libre penseur à ce poste[50]. Il est cependant difficile de quantifier cette implication des femmes dans la révolution[105]. Dès le 23, des barricades sont dressées et le maintien de Guizot semble un obstacle à l'apaisement[11]. Une crise plus ancienne touche en effet le régime. Et le premier président élu au suffrage « universel » (en l’occurrence exclusivement masculin…) porte un nom illustre : Louis-Napoléon Bonaparte. Cette crise cumule par ailleurs des aspects anciens et modernes : il s'agit notamment de la dernière grande crise de subsistance en France, mais aussi de la première véritable crise capitaliste de surproduction[2]. De nombreux notables légitimistes, heureux de l'éviction de Louis-Philippe, et même des orléanistes, rallient la République, tandis que les républicains, censurés sous la monarchie de Juillet, manifestent leur enthousiasme[25]. M. Il s'agit de fait d'une dissolution des ateliers nationaux[46]. Ainsi apparaît le 13 avril 1850 une loi sur les logements insalubres ; en juillet de la même année, une loi encadre les sociétés de secours mutuels, en février 1851, une loi est adoptée sur l'apprentissage, et le 30 juin, une autre concerne les caisses d'épargne. Ses propres idées, pour leur part, circulent surtout par le biais de l’Église, de ses missions et processions, et plus généralement par le rôle d'encadrement qu'il juge avoir sur la population[100]. Depuis 1958 et la Constitution de la Ve République, le président de la République est : 1. le protecteur et le garant du bon fonctionnement des institutions ; 2. le garant de l'intégrité du territoire national ; 3. le chef des armées, aussi peut-il peut engager la Force de dissuasion nucléaire du pays (Jacques Chaban-Delmasavait appelé les affaires internationales le « domaine réservé » du président, mais ce rôle n'est pas, à l'origine, déterminé dans la Constitution comme celui de chef de l'armée et est seulement entré d… Victorieux après ses échecs en 1965 et 1974, François Mitterrand est le premier président de gauche de la Cinquième République. En effet, si la crise est d'abord agricole, elle s'amplifie par la suite dans d'autres secteurs[3]. Il est en effet difficile d'évaluer avec précision la limite entre l'engagement politique des paysans et les exactions aux causes plus locales, mais aussi la part d'implication des paysans dans ces mouvements[102]. Le courant socialiste occupe alors moins du quart de l'Assemblée et ses chefs ne sont pas élus, à l'exception d'Armand Barbès[34]. Parmi les vingt-quatre dont le ou les mandats se sont achevés avant 2018, quatorze sont décédées ou ont démissionné, en droit ou en fait, en cours de mandat. […] Article 44 : Le Président de la République est le Chef Suprême des Armées. Seize d'entre eux sont tués, donnant un nouveau tour à la révolution[12]. Les 21 et 22 décembre, après avoir rétabli le suffrage universel, le chef de l’État fait valider par la population son coup d’État, sous la forme d'un plébiscite. Bien que n'ayant pas démissionné de son mandat, Albert Lebrun n'exerce plus aucun pouvoir, et la fonction présidentielle est officiellement considérée comme ayant été vacante après le vote des pleins pouvoirs constituants à Pétain[a]. L'élection en plusieurs lieux de certains des députés (notamment Lamartine, qui l'est 17 fois), laisse de nombreux sièges libres, et entraîne de nouvelles élections, le 4 juin. Quelques légitimistes portent pour leur part la candidature du général Nicolas Changarnier[60]. Des proscriptions touchent de nombreux républicains, et les condamnations contre ceux qui se sont insurgés sont souvent dures. Le coup d’État survient le 2 décembre 1851, date symbolique, anniversaire du sacre de Napoléon Ier et de la bataille d'Austerlitz. Ayant jugulé l'opposition républicaine, le parti de l'Ordre prépare l'avenir et tente la fusion des courants monarchistes légitimiste et orléaniste en vue d'établir une monarchie constitutionnelle. De plus, la garde nationale, chargée de maintenir l'ordre, n'est guère favorable au ministre. Le désir d'égalité sur des sujets sociaux est également présent, et certaines s'engagent pour le rétablissement du divorce. S'il est en partie décapité en juin, ce courant parvient à se maintenir à l'Assemblée jusqu'à la fin de 1851 malgré les persécutions[53]. À la suite de la création de la commission, un gouvernement est formé dans la même tendance, proche du National, malgré deux concessions aux socialistes : le maintien d'Hippolyte Carnot à l’Instruction, et l'arrivée de Ferdinand Flocon à l’Agriculture et au Commerce[39]. », posée par l'institut BVA, les sondés répondent « bon » ou « très bon » selon la répartition suivante : À la question « Dans quelle mesure diriez-vous avoir une bonne ou mauvaise image de chacun des présidents de la République suivants ? », Le 19 avril 1831, le cens a déjà été abaissé mais est toujours de 200 francs pour être électeur et 500 francs pour être éligible. L'élection de Louis-Napoléon Bonaparte en 1848 a prouvé que le suffrage universel pouvait devenir un danger pour la démocratie lorsqu'il sert à plébisciter un nom célèbre suscitant des espérances diverses et contradictoires[119]. La dérive du régime fait apparaître la nécessité d'éduquer le peuple pour lui permettre de voter : l'éducation des masses sera un enjeu de la Troisième République[118]. Au matin, une double proclamation à l'armée et au peuple est placardée dans Paris. Aloysius Huber la déclare dissoute et acclame les noms des dirigeants révolutionnaires susceptibles de former un nouveau gouvernement, mais ils sont finalement arrêtés[40]. Les républicains parviennent à faire élire vingt-et-un des leurs pour remplacer trente-et-un de leurs chefs, déchus de leur mandat par la Haute Cour. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Nombre de catholiques se rallient également[26]. Emmanuel Macron a été diagnostiqué positif à la Covid-19. Ce dernier, jugé par certains comme le responsable des tumultes parisiens, ne doit son entrée à la commission qu'à Lamartine, qui en fait une condition de sa propre participation[38]. Le gouvernement annule les mesures sociales prises au printemps 1848 (limitation du temps de travail, notamment), il limite drastiquement la liberté d'expression (loi sur la presse et censure des théâtres), et poursuit certains des derniers socialistes, comme Louis Blanc, qui préfère s'exiler. Si le régime n'a pas officiellement recours à la censure, il envoie des « avertissements » lorsqu'un article lui déplaît, qui peuvent aboutir à la fin de la publication. Lors de l'établissement des lois constitutionnelles de 1875, les radicaux vont jusqu'à demander la suppression de la fonction présidentielle, et son élection est finalement l’œuvre des chambres législatives[120]. Premier président de la IVe République, ce fils de boulanger entre en politique à la SFIO, le parti des socialistes. Les campagnes, notamment, ont plébiscité Bonaparte car, chose rare, il leur est possible de voter pour un nom qu'ils connaissent. Cette insurrection de province suscite un long débat entre les conservateurs, qui y voient avant tout une jacquerie tant redoutée avec son lot de destructions et de pillages, et, au contraire, les républicains qui y voient un mouvement de défense de la République. Celle-ci prévoit que Bonaparte demeure président de la République, pendant dix ans. De fait, si le banquet est officiellement interdit, une manifestation survient. Si le pouvoir exécutif n'y est pas défini en soi, on déduit facilement qu'il est détenu conjointement par le Président de la République et par le Premier ministre. Le résultat est sans appel : Bonaparte obtient plus de 5 millions de voix, soit 74,2 % des suffrages exprimés, alors que Cavaignac, arrivé second, ne récolte qu'un million et demi de voix[59]. Mais les monarchistes, qui vont former le parti de l'Ordre, représentent 200 députés. C'est pourtant rapidement un échec[52]. De très nombreux journaux, souvent éphémères, se créent : plus de 300 titres à Paris et quasiment autant en province[97]. Les élections mobilisent 84 % de l'électorat, qui doit souvent marcher longuement jusqu'au chef-lieu de canton dans ce qui est parfois une véritable procession civique guidée par le maire et quelquefois par le curé[33]. Cela s'est longtemps traduit par une opposition entre historiens spécialistes de la Seconde République et du Second Empire, les uns et les autres s'accusant mutuellement d'une trop grande complaisance à l'égard de leur sujet d'étude[128]. Depuis le milieu du XXe siècle, cependant, les historiens se penchent de plus en plus sur la période de 1849 à 1851, qui voit le centre de la vie politique française se déplacer de Paris vers la province par le biais du suffrage universel. La version du 16 octobre 2013 de cet article a été reconnue comme «, Crise économique et impossible réforme de la monarchie de Juillet, Gouvernement provisoire et tentatives sociales, Les élections d'avril 1848 et l'Assemblée constituante, La commission exécutive et les journées de juin, L'élection présidentielle de décembre 1848, La culture politique sous la Deuxième République, Une politisation progressive de la population, Influence du régime sur la pensée politique, Persistance de la Deuxième République dans la culture, « à l'amélioration du sort des classes laborieuses », « Elle a pour principes la Liberté, l’Égalité, la Fraternité. Cependant, cette période républicaine ne donne pas d'héritage qu'à la gauche. Ce dernier rend également les conservateurs responsables de la mutilation du suffrage universel, qu'il condamne.